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Nb de blagues par page : 0, ici c'est du sérieux
Devise : le ridicule ne tue pas, et ce qui ne tue pas rend plus fort

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Jeudi 2 avril 2009
Bonjour à tous,

après avoir servi à raconter mes aventures, puis avoir été abandonné, ce blog va peut-être revivre un peu.

En effet je reçois sans cesse des histoires scandaleuses concernant des changements opérants actuellement dans notre société, par e-mail. Il me semble indispensable de les communiquer, mais j'en avais un peu marre de remplir les boîtes des gens que je connais avec toutes ces choses.
J'ai donc décidé de les copier-coller ici. C'est plus pour me donner bonne conscience, je le sais, parce qu'il y a déjà beaucoup de plate-formes d'échange beaucoup plus efficaces et touchant un très large public. Mais au moins ce sera ma petite contribution.
Attention, je ne vérifie pas toutes les infos et décline toute responsabilité si elles s'avéraient fausses...mais je ne pense pas qu'il y en ait tant que ça d'erronées. je ne cautionne pas toujours 100% de ce qui est dit...mais après tout, tant mieux, je ne prétends pas être moniscient !!
Si les auteurs souhaitent que je rende l'article anonyme, ou que je le supprime tout simplement, ils sont priés de bien vouloir me le signaler gentiment, je le ferai tout de suite. Je pense qu'on peut éviter les procès.

Le monde est entre nos mains, faisons-en quelque chose de bien.

Nico
Par Nico
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Jeudi 2 avril 2009
Chers amis, chère famille, chers proches ou moins proches,

Je vous écris pour vous faire part de ce que j’ai vécu, un récit témoignant comme tant d’autres de la
réalité des violences policières.

Le 9 mars, j’étais présent à un rassemblement devant la cité internationale contre le forum Biovision à
Lyon. Il s’agissait d’un forum international sur les sciences de la vie, réunissant les plus grands représentants
des lobbys pharmaceutiques, biotechnologiques et industriels. Lors de ce forum il était officiellement question
d’éthique et d’avancée technologique mais en réalité les débats tournaient plus autour de la biométrie, des
technologies d’armement et de surveillance. Ces soit disant avancées des sciences de la vie, censées servir la
collectivité, ne sont en fait utilisées qu’a des fins privées et commerciales. [sans nier ce qui est dit, je n'ai pas les éléments pour être d'accord avec, NDN]

Nous étions plus d’une centaine de manifestants à nous réunir à cette occasion pour protester contre la tenue
de ce forum. Après plusieurs heures de protestation la police a décidé de mettre fin à notre rassemblement…

Nous nous sommes faits encercler puis repousser vers une des entrées du parc. De peur de se faire
enfermer dans celui-ci, certains manifestants ont décidé de bloquer son accès. On a été tellement bousculé par
les policiers que le blocage a fini par céder. On était trop nombreux et l’entrée elle était bien trop petite pour
qu’on évacue rapidement. Les policiers n’en ont pas pris compte et ont continué à nous repousser violemment
vers les escaliers menant au parc. Ils se sont énervés et ont commencé à nous donner des coups de matraque.

A un moment donné, j’ai vu une fille qui commençait à être piétinée par la poussée des policiers. Je l’ai saisi,
relevé et rejeté vers les escaliers. Suite à cela, Je me suis retrouvé dans la ligne qui était au contact avec les
forces de l’ordre. J’ai vu des manifestants se faire agripper, j’ai donc essayé de les dégager. J’étais au coude à
coude avec les policiers en essayant de leur faire lâcher prise en tirant sur les bras des manifestants. Alors que
je gênais fortement un policiers dans son action, celui-ci à voulu s’emparer de moi. Je me suis échappé en
courant dans les escaliers. En arrivant en bas j’ai du ralentir ma course car j’ai été gêné par des manifestants.

Je ne pensais pas être suivi mais d’un coup je me suis fait plaquer par derrière. Je me suis retrouvé au sol,
sonné, et avant de comprendre ce qui m’arrivait j’ai senti une vague de policier sur mon dos. J’étais à plat
ventre. Je me sui senti tiré par un manifestant qui essayait de me dégager. Peu de temps après il a fini par
lâcher prise et les coups ont commencé à pleuvoir sur ma tête. Je n’ai pu que sentir les coups, sans voir aucun
visage. La pression sur moi était trop forte, je pouvais à peine respirer. Je l’ai dit à deux reprises. Alors un
policier a mis sa main sur mon nez et ma bouche, m’empêchant de respirer en me disant « tu vas crever sale
gauchos, tu vas crever ». Quinze secondes après il a retiré sa main et a déplié une sorte de tige métallique qu’il
m’a enfoncé dans mon oeil gauche. Le tout, toujours en essuyant des coups par la masse policière que je
sentais sur moi. J’ai essayé avec difficulté de bouger ma tête pour atténuer la douleur que les graviers
provoquaient sur mon visage. Peu de temps après ils ont voulu me menotter. Ma main gauche était déjà
maintenue dans mon dos mais ma main droite était restée sous moi et je ne pouvais la retirer. Ils m’ont alors
ordonné de leur donner cette main. Mais je ne pouvais pas bouger.

Je leur ai dit. Du coup ils m’ont de nouveau frappé et s’en sont emparé. Je me suis retrouvé ligoté, les mains
dans le dos, attachées par une sorte de corde bien trop serrée. Ils m’ont levé et mis face à un panneau à côté
de mon camarade lui aussi ligoté. J’étais encore bien sonné et ma capuche entre temps était tombée sur ma
tête, j’étais en train d’étouffer. J’ai alors demandé au policier à mes côté de me la retirer. Il l’a saisi et l’a baissé
violemment encore un peu plus sur mon visage. Ils nous ont embarqué et une fois en retrait un policiers a dit «
c’est lui qui a jeté des pierres » en me désignant. J’ai tout de suite nié et ils nous ont embarqués vers les
voitures de police. Entre temps j’avais senti couler le sang partout sur mon visage, j’avais l’impression d’en
avoir partout. Je ne sentais pas encore trop la douleur mais j’étais amorphe. A la voiture, celui qui m’avait
étouffé m’a de nouveau traité de sale gauchos, puis il s’est démasqué et m’a dit « souvient toi bien de ma tête,
je vais te tuer ». Il me l’a dit à plusieurs reprises. J’avais peur de finir seul entre ses mains vu qu’il était monté
dans la voiture avec moi et qu’à chaque fois il voulait que je sois sous sa surveillance. Lors du trajet, il a essayé
de me faire avouer que je l’avais frappé et m’a dit que ce n’étais qu’un jeu, que j’avais perdu.

Après ça j’ai fait 48h interminable de garde à vue sans aucun contact possible avec l’extérieur. J’ai
essayé de ne pas me laisser manipuler car je sentais que je ne pouvais pas faire confiance aux avocats de
permanence ni aux policiers. Il régnait un climat d’incertitudes et de doutes. Je me retrouvais alors seul face à
moi-même, avec la peur que la moindre faiblesse ou maladresse se retourne contre moi.

Pendant ces quarante huit heures, malgré les diverses pressions qui me poussaient à donner mon ADN, je n’ai
pas cédé. Heureusement que j’avais pris cette décision bien avant, car dans ce genre de situation il est très
difficile de s’opposer au bon déroulement de la procédure. J’ai donc refusé le prélèvement ADN, d’une part
parce que c’est l’information la plus intime que l’on peut posséder et d’autre part parce que je conteste le fait
que l’on puisse prétendre classer les personnes à partir de leur code génétique et que l’on puisse les obliger à
rentrer dans un système de surveillance généralisée.

Finalement, j’ai été présenté en comparution immédiate après cette garde à vue avec deux autres
personnes arrêtées lors de la manifestation. Nous avons refusé sur les conseils de notre avocate (cette fois
celle de notre choix) car notre défense devait à tout prix être bien construite et complète face aux différents
chefs d’inculpations. Pour ma part on m’a mis sur le dos les accusations suivantes :
-Violence sur une personne dépositaire de l’autorité publique sans incapacité (de travail)
-violence avec usage ou menace d’une arme sans incapacité
-Rébellion commise en réunion
-Refus de se soumettre au prélèvement biologique destiné à l’identification de son empreinte
génétique par personne soupçonnée de crime ou de délit
- une plainte pour coups et blessure à été déposé par le policier qui m’avait menacé

Si je vous fais part de ce témoignage ce n’est pas seulement pour vous faire partager cette violence
gratuite que j’ai subi mais c’est essentiellement pour dénoncer par ce fait divers, finalement banal, la
répression qui peut maintenant s’abattre sur tous. Surtout ne considérez pas que cette violence est une
exception et encore moins une défaillance du système mais il s’agit bel et bien de son aboutissement.

Christophe
Par Nico
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Jeudi 2 avril 2009
Vendredi dernier, à titre de solidarité avec mes collègues enseignants
 de l'Université de Paris 8 engagés, en tant que titulaires et chercheurs
 de l'Education Nationale, dans une opposition difficile à Valérie
  Pécresse, j'ai décidé de tenir mon cours sur la biodiversité et
l'origine de la protection des espèces et des espaces, que je donne
habituellement dans les locaux du département de Géographie (où
  j'enseigne depuis 20 ans), dans l'espace du Jardin des Plantes (Muséum
 National d'Histoire Naturelle), là où fut inventée la protection de la
 nature. Une façon, avec ce « cours hors les murs », de faire découvrir
  ces lieux aux étudiants et d'être solidaire avec la grogne actuelle mais
 sans les pénaliser avant leurs partiels.
 
 Mardi, arrivé à 14 h 30, avant les étudiants, j'ai eu la surprise de me
  voir interpeller dés l'entrée franchie par le chef du service de
 sécurité tout en constatant que les deux portes du 36 rue Geoffroy Saint
 Hilaire était gardées par des vigiles...
 
  - « Monsieur Vadrot ? ».
 
 - euh...oui
 
 - Je suis chargé de vous signifier que l'accès du Jardin des Plantes
 vous est interdit
 
  - Pourquoi ?
 
 - Je n'ai pas à vous donner d'explication....
 
 - Pouvez vous me remettre un papier me signifiant cette interdiction ?
 
  - Non, les manifestations sont interdites dans le Muséum

 - Il ne s'agit pas d'une manifestation, mais d'un cours en plein air,
 sans la moindre pancarte...
 
  - C'est non....
 
 Les étudiants, qui se baladent déjà dans le jardin, reviennent vers
 l'entrée, le lieu du rendez vous. Le cours se fait donc, pendant une
 heure et demie, dans la rue, devant l'entrée du Muséum. Un cours qui
  porte sur l'histoire du Muséum, l'histoire de la protection de la
nature, sur Buffon. A la fin du cours, je demande à nouveau à entrer
 pour effectuer une visite commentée du jardin. Nouveau refus, seuls les
  étudiants peuvent entrer, pas leur enseignant. Ils entrent et, je décide
 de tenter ma chance par une autre grille, rue de Buffon. Où je retrouve
 des membres du service de sécurité qui, possédant manifestement mon
  signalement, comme les premiers, m'interdisent à nouveau l'entrée.

 Evidemment, je finis pas le fâcher et exige, sous peine de bousculer les
 vigiles, la présence du Directeur de la surveillance du Jardin des
  Plantes. Comme le scandale menace il finit par arriver. D'abord
 parfaitement méprisant, il finit pas me réciter mon CV et le contenu de
 mon blog. Cela commencer à ressembler à un procès politique, avec
  descriptions de mes opinions, faits et gestes. D'autres enseignants du
 département de Géographie, dont le Directeur Olivier Archambeau,
 président du Club des Explorateurs, Alain Bué et Christian Weiss,
  insistent et menacent d'un scandale.
 
 Le directeur de la Surveillance, qui me dit agir au nom du Directeur du
 Muséum (où je pensais être honorablement connu), commençant sans doute à
  discerner le ridicule de sa situation, finit par nous faire une
 proposition incroyable, du genre de celle que j'ai pu entendre
 autrefois, comme journaliste, en Union soviétique :
 
  - Ecoutez, si vous me promettez de ne pas parler de politique à vos
 étudiants et aux autres professeurs, je vous laisse entrer et rejoindre
 les étudiants...
 
 Je promets et évidemment ne tiendrais pas cette promesse, tant le propos
  est absurde.
 
 J'entre donc avec l'horrible certitude que, d'ordre du directeur et
 probablement du ministère de l'Education Nationale, je viens de faire
 l'objet d'une « interdiction politique ». Pour la première fois de mon
  existence, en France.

 Je n'ai réalisé que plus tard, après la fin de la visite se terminant au
 labyrinthe du Jardin des Plantes, à quel point cet incident était
 extra-ordinaire et révélateur d'un glissement angoissant de notre
  société. Rétrospectivement, j'ai eu peur, très peur...
 
CM Vadrot
Par Nico
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Jeudi 6 décembre 2007
Oui je sais certains diront que ce blog sert à rien et ils auront certainement raison vu la fréquence à laquelle je le mets à jour.

Mais aujourd'hui y a des trucs qui se passent que je comprends pas et je voulais les écrire.

Aujourd'hui c'est la Saint Nicolas. Le soleil brille à Vienne, ce qui est très rare.
Il faut savoir que c'est la date limite que je m'étais fixé pour prendre une décision définitive concernant mon stage de fin d'études, pour lequel je me torture l'esprit depuis un bon moment. J'ai téléphoné avec un monsieur de la FAO, et à l'issue de ce coup de fil, je me suis dit que j'allais prendre le stage qu'il me propose. Joie immense, hurlements bestiaux comme j'aime bien, et tout et tout, parce que ça me paraît être "le stage idéal". Bref, tout va super bien !

Et puis 2h après, j'allume la radio et là, entre 2 chansons, on annonce qu'en Allemagne, en Saxe une mère a tué ses trois enfants et en Schleswig Holstein (l'Etat le plus au nord de l'Allemagne) une autre femme a étouffé ses cinq enfants !!!!! (signalons au passage le ton solennel adopté par le journaliste, très appréciable et tranchant avec la monotonie de Claire Chazal ou PPDA quand ils annoncent qu'une bombe a explosé an Palestine ou que la France est en finale de la coupe d'Europe de pétanque les yeux bandés)

Mais ce qui me remue aujourd'hui, c'est le fait que des gens soient assez fous pour tuer des enfants. OK entre eux les enfants sont parfois cruels dans les cours d'école, mais je me dis qu'ils sont quand-même le genre de gens à qui on n'a surtout pas envie de faire du mal en général.
C'est malheureusement pas la première fois que ça arrive, mais je sais pas, aujourd'hui j'ai du plus écouter que d'habitude et ça me fait halluciner. Est ce que c'est la société qui produit des gens dérangés comme ça ou est ce que la nature en est capable aussi ? Sûrement des deux.

Bref, un jour très contrasté.

Evidemment pour nous la vie continue, alors savourons-la, croquons-la à pleine dents et ne sombrons pas dans la déprime ou la morosité à cause de faits déjà passés et auxquels on n'aurait absolument rien pu changer, mais gardons tout de même à l'esprit que ça existe et que peut-être ça peut se prévenir, en faisant attention aux gens un peu fragiles.

Soyons fous, mais de joie ou d'envie de faire d'innocentes conneries, pas fou de rage ou de pulsions meurtrières comme ces deux femmes.

Je rappelle que la Saint Nicolas est entre autres la fête des enfants....
Par Nico
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Samedi 29 septembre 2007
Beh voilà, me v'la rendu dans la bonne ville de Vienne (Wien en allemand, Vienna en anglais et espagnol, pour ceux qui sont à l'étranger et ont du mal à se remettre au français).

D'abord, commençons par un petit rappel, pour ceux qui sont aussi bon en géographie que moi en grec ancien. Vienne, c'est là, dans le rond rouge :



C'est la capitale de l'Autriche, pays de l'UE et de la zone euro, comptant environ 8 300 000 habitants, dont 1 600 000 à Vienne même, et 2 000 000 avec la banlieue.

Pour le touriste que je suis, Vienne a 2 points forts principaux : son passé riche et sa situation géographique.

De son passé de capitale d'empire, la ville a gardé des bâtiments magnifiques, des musées à tire-lard-y-go, un opéra (oui faudra bien qe j'y aille au moins une fois) hyperactif et tout et tout. Sans compter tout ce qu'on trouve dans une grosse ville européenne comme activités pour des jeunes déjantés de mon espèce (et certainement de la tienne aussi, puisque je pense que la majorité de mes lecteurs sont de mon espèce).

Sa situation géographique permet, quand on a un peu de temps comme le week-end par exemple d'aller d'un coup de train de banlieue à Bratislava, capitale de la Slovaquie, d'un coup de train à peine plus long de se rendre à Budapest, Hongrie, Prague ou Brno (voir Petr par exemple) en Tchéquie et même, avec un poil plus d'ambition (faudra que je regarde combien de temps ça prend), jusqu'à Cracovie, Pologne ou encore Ljubljana, Slovénie. Bon ça c'est pour les grosses villes, mais y a aussi l'université de Sopron, d'où vient notre ami Attila (pas le terrible, celui avec sa fiole de médicament à réveiller un mort, ndlr) qui est juste à côté (en bas du rond rouge sur la carte), et puis Zvolen, Slovaquie, avec notre ami Mikulas, le thésard de Buttoud (prof de politique forestière de l'ENGREF, ndla), n'est pas loin non plus. Sans oublier lesAlpes autrichiennes pour faire des batailles de boules de neige et de la luge. Bref, de bonnes petites excursions en perspective...

Bon, mais je suis pas non plus venu ici (uniquement) en touriste. Si je suis là c'est aussi pour me former un tout petit peu dans deux domaines quasiment pas vus à la FIF mais qui m'intéressent : l'exploitation forestière et la gestion de cours d'eau et de bassins versants. Ca se passera de mi-octobre à fin janvier à "l'université de sciences appliquées du vivant", raccourcie en BOKU en allemand (prononcer "beaucoup", et non pas "bel arrière-train").

Je suis arrivé jeudi 26 septembre, dans ma chambre de la coloc où j'habite avec Elizabeth (allemande), Federica (italienne) et Stéphanie (belge). J'habite dans le 16è (wouah la classe!), juste à côté d'une station de métro, à 5 min de tram du centre ville et 1 min à pied d'un cinéma érotique ouvert tous le jours de 11h à 23h. Bref, idéalement situé!

Après m'être inscrit à la fac hier vendredi auprès d'une blonde aussi aimable que Mme Poure (la concierge de la résidence de l'ENGREF, ndla) quand on joue du cor de chasse à 3 h du matin dans les couloirs de la résidence, mais que l'on excusera pudiquement en disant simplement que son petit copain ne doit pas être en forme en ce moment, j'attends que les cours démarrent vraiment. Officiellement c'est censé être à partir du 1er octobre, mais je crois que ça prendra bien 2 semaines, d'autant plus que la semaine d'après (du 8 au 11), j'assiste à un congrès sur l'avenir de nos forêts européennes, l'exploitation forestière et l'utilisation du bois-énergie, donc pas cours.

En attendant j'ère sans but dans la ville, et je prends des photos un peu au hasard pour le moment, pour toi lecteur, pour que tu découvres aussi la ville autrement que dans un guide touristique où tout est expliqué et soigneusement choisi, qui sont dans l'album photo "Vienne, premières impressions", juste à gauche de cet écran...


Par Nico - Publié dans : Vienne
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Vendredi 28 septembre 2007
Après la fin de stage en Espagne, c'est pas le tout mais faut se remettre aux.....vacances! Bon, le but de ce blog c'est pas non plus de raconter toute ma vie, mais y a des photos qui valent quand-même le coup, alors voilà un aperçu de ces deux mois de vacances. Si beaucoup de gens le demandent, y aura un album photo avec des beaux paysages et des belles têtes de gens de la FIF (je pense notamment à ceux qui sont en césure à qui tout ce monde manque évidemment cruellement).

Alors j'ai commencé, après avoir abandonné Greg à contre coeur pour le laisser partir au Laos, par un mini séjour à Toulouse avec Zoë et Albane qui est passée fortuitement par là, ponctué par une balade dans le magnifique département de l'Ariège...
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IMG-4021.JPG
























































...puis par un passage à Valence auprès de mes potes du collège. J'ai pas de photo mais ça n'enlève rien au moment qu'on a passé, salut à vous Le Babs et 1016.



Je suis ensuite parti (en stop) vers le sud, jusqu'aux Alpes de Haute Provence (juse au sud de Barrême) pour faire une petite session survie avec Albert, PJ et Frankie (qui a abandonné en cours de route)....
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KESKIDI ??? Il dit qu'il a un goût un peu trop fort, on savait pas qu'il fallait le laisser reposer 2-3 jours avant de le manger. Mais ça fait du bien quand-même, ne serait-ce que psychologiquement.

.....session enchaînée avec une petite randonnée en soirée (950 m de dénivelé quand-même) avec Albière et PJ toujours.....


Après ça, train jusqu'à Nice, mini-séjour chez Julien (un cousin germain) et sa famille Agnès, Zélie et Zoë, puis enchaînage avec de l'escalade avec Mathias, mon grand-frère, puis une rando de 3 jours dans le Mercantour, qui nous a permis d'aller à l'étranger (je suis en Italie sur la photo, et Mathias en France),
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de faire un peu d'exercice musculaire...


et d'admirer des paysages plutôt balaises, même (et surtout) au petit matin


Bon, après ça, faut arrêter un peu le tourisme, alors direction Valence pour une nouvelle session famille-potes, puis Nancy pour...la soutenance du stage et le rapport!! Oh non, pas du travail!! Pas d'bile, l'affaire de quelques heures, et c'est reparti pour un mois de vacances en compagnie de ses petits camarades d'école....qui bossent. Heureusement, ils prennent quand-même le temps de vivre, du coup, au programme :
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foot et rugby,

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soirées,
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sacs plastiques,
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fêtes,
g-l-et-n.jpg
et chouilles.
Heureusement, le tout bien arrosé......d'eau fraîche évidemment!


Tout ça, passé à déménager entre la rue des 4 églises, l'avenue Foch, un studio de la rue St Georges, la salle des assoc', et à nouveau la rue des 4 églises....les voyages forment la jeunesse! Un grand merci à P4, Marine, Sylvaing, Titi et Albane pour m'avoir hébergé tout ce temps, ainsi qu'à Jimmy couzcouz pour sa bonne humeur de co-squatteur.

Après ces chaudes retrouvailles, festoyades et embrassades pour un grand au revoir (c'est vrai, c'est pas facile de partir comme ça), puisqu'il me restait encore bien 10 jours de vacances (ben oui, on n'était que le 20 septembre), je suis parti me ressourcer outre-Rhin, voir ma famille Germano-polonaise.

Et voilà, après 1 mois de stage génial, 2 mois de vacances de malade, j'ai refait mon sac pour la 37è fois à peu près, et me suis envolé pour la lointaine Autriche, goûter à la difficile vie d'étudiant Erasmus....la suite après la pub.
Par Nico - Publié dans : Interludes
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Jeudi 27 septembre 2007
Le week-end après Toulouse (voir album photo "divers Espagne"), on est allés un peu vers le sud. A 150 km au sud de là où on bossait (et où il pleut à peu près 2000 mm d'eau par an), voici les Bardenas reales :

bardenas1.jpg




























Ici il pleut à peu près 300 mm d'eau par an. Soit pas assez pour que des arbres poussent. De plus, cette zone a été utilisée par les pasteurs pyrénéens pour le pâturage de leurs troupeaux. Ca leur permettait, l'hiver, d'avoir un bon garde-manger naturel, sans neige, donc d'avoir des troupeaux plus gros. L'été ils remontaient dans les alpages. 

C'est d'ailleurs ce qui a participé fortement à l'unité du territoire : deux contrées complètement différentes ont été
unies au sein du Reyno de Navarra. Mais c'est aussi ce qui a contribué à la désertification de ce coin perdu : le surpâturage a été fatal à une partie de la végétation.

IMG-0033.jpg


























Du coup il faut replanter, selon les courbes de niveau, pour limiter l'érosion...


Au sommet d'une colline, là où il y a le moins d'eau, trois oliviers perdus. Preuve que si les arbres disparaissent, c'est bien à cause des bêtes?





























Comme tu le vois sur ces images, il y a encore assez d'eau pour cultiver du blé,  mais faut quand-même être optimiste... Loin de la Beauce, ici les champs s'adaptent au relief
bardenasgreg.jpg





























gregpaysage.jpg





























...et Greg contemple sa terre désolée..., désolé!

A quelques kilomètres, des traces d'habitations trogloytiques. Elles ont l'air encore utilisées, mais plutôt comme caves ou trucs comme ça. Avant  la clim, c'était sûrement le seul endroit thermiquement supportable dans le coin.
troglodytes.jpg




























Et puis, encore un peu plus loin, dans la plaine, en Aragon, avec un canal qui arrive des Pyrénées, on peut même faire pousser ....du riz.! et accueillir des tas de cigognes!
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Prévoyants, les Espagnols ont déjà des tas de projets en tête. Par exemple ici, au coeur du désert des Bardenas, au bord d'une route empierrée normalement interdite au public (oui bon on l'a vu un peu tard...), dans un champ, un panneau "Parking pour voitures". Non mais sincèrement qu'est ce qu'il fait là ? mystère...
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Par Nico - Publié dans : España
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Mercredi 25 juillet 2007
Maintenant que nous avons quitté les montagnes, la forêt et notre hôtel du charmant petit village d´Oronz, voici quelques faits divers qui intéresseront les plus curieux (mais alors vraiment les plus curieux) d´entre toi.

FAUNE : Y en a pas mal. On a vu un sanglier, des biches, un chevreuil, des têtards, mais aussi des pics à dos blanc (Dendrocopos leucotos), des vautours même depuis la terrasse de l´hôtel, des buses, milans en tous genres et peut-être un ou deux aigles.

FLORE : la forêt d´Irati c´est un truc de malade comment c´est pas varié.
Nº1 : le hêtre. Y en a à peu près partout. Il est suivi de pr`s par le sapin. Après, curieusement, vient l´if, avec peut-être em moyenne 1/4 tige/ha (il est protégé), puis le houx (mais grand, un truc de ouf), avec quelques individus rencontrés. Et après, sans exagérer, si je te dis qu´il y a 3 frênes sur 2000 ha et à peu près 15 km de cours d´eau majeurs, je dois pas me tromper beaucoup. En fait on en a vu un seul avec Greg. Y a quelques saules dans les zones en lumière, y basta! Pour la biodiversité on repassera.

Taxus-baccata.JPG   houx.JPG
























 AUTRES PHENOMENES : Si tu ne viens pas de la montagne, tu te dis peut-être que les avalanches c´est un truc de films, pour faire style quand on surfe dessus, mais que ça va chercher très loin. Eh ben pas du tout. Très concrètement, y a une de ces bêtes là qui s´est déclenchée y a quelques années comme par hard pile sur le tracé d´une rouite que nous avions en projet. Résultat : comme un meurtrier revient toujours sur les lieux du crime, on ne passera pas par là, et on s´est retapé une matinée de marche pour trouver un autre tracé. Faut dire que quand on voit la tête des arbres même plusieurs années après le passage du machin (cf. parcelles après 26/12/1999), on n´a pas envie d´y envoyer des gens dans des camions.

Voila, plein de photos et quelques autres détails sur la fin du stage quand j´aurais plus de disponibilités internet....à mon retour en France dans une semaine.
Par Nico - Publié dans : España
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Jeudi 19 juillet 2007
Avec un peu de retard, voici le récit du week-end des 14 et 15 juillet 2007.

Comme on est en fin de semaine et qu'on n'es pas obligé de travailler, on va se promener. Où?Ben juste au-dessus de notre lieu de travail pardi!
A savoir,  sur le sommet qu'on voit là :
Ori-despues-esqui.jpg
Tout au fond, le pic pointu, c'est là qu'on a décidé de partir. Des héros? Heu, pas vraiment. Le Monte Ori (ou Pic d'Orhy en Français, allez savoir pourquoi) c'est son nom, culmine fièrement à 2017 m. Et la route qui passe au coljuste en-dessous, le port de Larrau, est à 1575 m ou un truc comme ça. Moins de 500 m  de dénivelé à faire, nous ne sommes donc définitivement pas des héros. Notons pour l'anecdote et pour le dire dans les soirées intellos, que c'est le premier sommet de plus de 2000 m depuis l'Atlantique. C'est le plus à l'ouest des Pyrénées quoi. Peut-être d'Europe? OUAH!!!

Ce pic a la particularité (comme le puerte Larrau) de faire la frontière avec la France. En fait toute la montée, outre le fait qu'elle se fasse en une petite heure, se fait aussi le long de la frontière franco-espagnole. Du coup, ce 14 juillet, nous avons pu faire un pèlerinage en France. Enfin, j'ai pu, Greg s'est fait refuserà la frontière :

fronti--re.jpg

Ca a aussi été l'occasion de faire de belles photos où l'on voit quasiment toute notre zone d'étude (eh oui, même le week-end finalement on bosse) : 

Nico-Irati.jpg
Photos bien utiles pour faire un joli powerpoint pour fin aout, et pour se rendre compte de l'impact paysager de la création de routes dans un domaine apparemment vierge comme celui-ci.

Et puis on a aussi découvert la chasse à la palombe dans les Pyrénées. En effet, les deux photos qui suivent (il suffit de se tourner de 180° pour prendre la 2e quand on a fait la première) rappelleront peut-être le mur de l'Atlantique aux Chtis, Normands et autres Landais, mais ce ne sont que des petits abris de bois pour nos amis les chasseurs.



La palombe est un migrateur comme chacun sait. Ces cabanes, placées côté français (mais ils font pareil en Espagne), donc orientées vers le Nord, permettent aux chasseurs d'attendre tranquillement que le pauvre gibier innocent remonte les pentes pour aller vers le Sud, et passe forcément au niveau d'un col parce que c'est moins haut. Futés les chasseux!!! 











Dernière découverte importante, révolution technologique, outil du XXIe siècle pour tracer les routes de montagne, évaluer le risque d'avalanche, calculer la surface réelle de son terrain malgré la pente... le mouton espagnol!
En effet, nos voisins d'outre-Pyrénées ont réussi à dresser leurs ovidés pour tracer les courbes de niveau directement sur le terrain! Plus besoin de carte, de clinomètre, de clisimètre et tout le tralala BEEEEEEHHHHHHH!!!!!!!!

courbes-de-niveau.jpg

Dimanche rien d'intéressant en fait, boulot dodo apéro
Par Nico - Publié dans : España
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Samedi 14 juillet 2007

Maintenant que ça a démarré, voici un peu plus de détails et des photos du stage lui-même.

D'abord, le lieu. On travaille dans la partie espagnole du massif d'Irati. Eh oui, il y a une partie française, c'est vous dire comment c'est loin de la frontière!
Irati, c'est à peu près là :
localisacion.jpg

Alors là, on travaille donc dans cette forêt. Mais à quoi elle ressemble? De loin, ou plutôt de juste au-dessus, à ça : valle-de-Urtxuria.jpg

et de l'intérieur, c'est un peu comme ça : 



et comme ça : 

(remarque : là les cours de sylviculture avec le hêtre à 20 m² de surface terrière, tu sais ce que tu peux en faire. Sur la photo y a 60 à 70 m²/ha. Vous avez dit problèmes d'exploitation?)

et puis y a aussi des paysages comme ça (vallée d'Urtxuria) :


Les fonds de vallée sont à peu près à 800 m, jusqu'à 1000 m, et les sommets tournent autour de 1300 m. Le massif dans son ensemble fait 17 000 ha. Nous on travaille pour le bureau d'études Basartea, qui s'occupe de l'aménagement de 4500 ha.

Ils nous ont demandé une étude d'exploitabilité. Ca veut dire que sur environ 2000 ha (à droite de la vallée centrale (Urtxuria), sur la photo d'ensemble) on doit proposer des solutions pour aller récolter le bois autrement que par le réseau de pistes partiellement existant et qui pose pas mal de problèmes. 
Par exemple on veut éviter de faire passer ça : 
IMG-0001-copie-1.jpg
dans des endroits comme ça : 


ou des cours d'eau comme ça :


BANDE DE SAUVAGES!!!

Et puis y a des endroits où y a absolument rien comme accès (800 ha sur les 2000), alors faudra créer (routes et câbles? pistes et tracteurs?). C'est intéressant donc (enfin ça dépend des gouts) et on est en totale autonomie. On a même eu droit à un carton "Guarderios de turismo", à mettre sous le pare-brise de la voiture pour montrer qu'on a le droit d'aller à des endroits que les gens normaux ils ont pas le droit.Cool.

Pour plus d'infos techniques, rendez-vous  mardi 28 août 2007 à 10h à l'ENGREF, pour notre soutenance (salle encore inconnue). 

En tout cas, bilan boulot :  sujet de rêve, paysages de rêve, météo de rêve,..manquent plus que les filles de rêve :-)

Par Nico - Publié dans : España
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