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Catégorie : voyages, stage, étude, tout ça quoiavatar.jpg
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Jeudi 6 décembre 2007
Oui je sais certains diront que ce blog sert à rien et ils auront certainement raison vu la fréquence à laquelle je le mets à jour.

Mais aujourd'hui y a des trucs qui se passent que je comprends pas et je voulais les écrire.

Aujourd'hui c'est la Saint Nicolas. Le soleil brille à Vienne, ce qui est très rare.
Il faut savoir que c'est la date limite que je m'étais fixé pour prendre une décision définitive concernant mon stage de fin d'études, pour lequel je me torture l'esprit depuis un bon moment. J'ai téléphoné avec un monsieur de la FAO, et à l'issue de ce coup de fil, je me suis dit que j'allais prendre le stage qu'il me propose. Joie immense, hurlements bestiaux comme j'aime bien, et tout et tout, parce que ça me paraît être "le stage idéal". Bref, tout va super bien !

Et puis 2h après, j'allume la radio et là, entre 2 chansons, on annonce qu'en Allemagne, en Saxe une mère a tué ses trois enfants et en Schleswig Holstein (l'Etat le plus au nord de l'Allemagne) une autre femme a étouffé ses cinq enfants !!!!! (signalons au passage le ton solennel adopté par le journaliste, très appréciable et tranchant avec la monotonie de Claire Chazal ou PPDA quand ils annoncent qu'une bombe a explosé an Palestine ou que la France est en finale de la coupe d'Europe de pétanque les yeux bandés)

Mais ce qui me remue aujourd'hui, c'est le fait que des gens soient assez fous pour tuer des enfants. OK entre eux les enfants sont parfois cruels dans les cours d'école, mais je me dis qu'ils sont quand-même le genre de gens à qui on n'a surtout pas envie de faire du mal en général.
C'est malheureusement pas la première fois que ça arrive, mais je sais pas, aujourd'hui j'ai du plus écouter que d'habitude et ça me fait halluciner. Est ce que c'est la société qui produit des gens dérangés comme ça ou est ce que la nature en est capable aussi ? Sûrement des deux.

Bref, un jour très contrasté.

Evidemment pour nous la vie continue, alors savourons-la, croquons-la à pleine dents et ne sombrons pas dans la déprime ou la morosité à cause de faits déjà passés et auxquels on n'aurait absolument rien pu changer, mais gardons tout de même à l'esprit que ça existe et que peut-être ça peut se prévenir, en faisant attention aux gens un peu fragiles.

Soyons fous, mais de joie ou d'envie de faire d'innocentes conneries, pas fou de rage ou de pulsions meurtrières comme ces deux femmes.

Je rappelle que la Saint Nicolas est entre autres la fête des enfants....
par Nico
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Samedi 29 septembre 2007
Beh voilà, me v'la rendu dans la bonne ville de Vienne (Wien en allemand, Vienna en anglais et espagnol, pour ceux qui sont à l'étranger et ont du mal à se remettre au français).

D'abord, commençons par un petit rappel, pour ceux qui sont aussi bon en géographie que moi en grec ancien. Vienne, c'est là, dans le rond rouge :



C'est la capitale de l'Autriche, pays de l'UE et de la zone euro, comptant environ 8 300 000 habitants, dont 1 600 000 à Vienne même, et 2 000 000 avec la banlieue.

Pour le touriste que je suis, Vienne a 2 points forts principaux : son passé riche et sa situation géographique.

De son passé de capitale d'empire, la ville a gardé des bâtiments magnifiques, des musées à tire-lard-y-go, un opéra (oui faudra bien qe j'y aille au moins une fois) hyperactif et tout et tout. Sans compter tout ce qu'on trouve dans une grosse ville européenne comme activités pour des jeunes déjantés de mon espèce (et certainement de la tienne aussi, puisque je pense que la majorité de mes lecteurs sont de mon espèce).

Sa situation géographique permet, quand on a un peu de temps comme le week-end par exemple d'aller d'un coup de train de banlieue à Bratislava, capitale de la Slovaquie, d'un coup de train à peine plus long de se rendre à Budapest, Hongrie, Prague ou Brno (voir Petr par exemple) en Tchéquie et même, avec un poil plus d'ambition (faudra que je regarde combien de temps ça prend), jusqu'à Cracovie, Pologne ou encore Ljubljana, Slovénie. Bon ça c'est pour les grosses villes, mais y a aussi l'université de Sopron, d'où vient notre ami Attila (pas le terrible, celui avec sa fiole de médicament à réveiller un mort, ndlr) qui est juste à côté (en bas du rond rouge sur la carte), et puis Zvolen, Slovaquie, avec notre ami Mikulas, le thésard de Buttoud (prof de politique forestière de l'ENGREF, ndla), n'est pas loin non plus. Sans oublier lesAlpes autrichiennes pour faire des batailles de boules de neige et de la luge. Bref, de bonnes petites excursions en perspective...

Bon, mais je suis pas non plus venu ici (uniquement) en touriste. Si je suis là c'est aussi pour me former un tout petit peu dans deux domaines quasiment pas vus à la FIF mais qui m'intéressent : l'exploitation forestière et la gestion de cours d'eau et de bassins versants. Ca se passera de mi-octobre à fin janvier à "l'université de sciences appliquées du vivant", raccourcie en BOKU en allemand (prononcer "beaucoup", et non pas "bel arrière-train").

Je suis arrivé jeudi 26 septembre, dans ma chambre de la coloc où j'habite avec Elizabeth (allemande), Federica (italienne) et Stéphanie (belge). J'habite dans le 16è (wouah la classe!), juste à côté d'une station de métro, à 5 min de tram du centre ville et 1 min à pied d'un cinéma érotique ouvert tous le jours de 11h à 23h. Bref, idéalement situé!

Après m'être inscrit à la fac hier vendredi auprès d'une blonde aussi aimable que Mme Poure (la concierge de la résidence de l'ENGREF, ndla) quand on joue du cor de chasse à 3 h du matin dans les couloirs de la résidence, mais que l'on excusera pudiquement en disant simplement que son petit copain ne doit pas être en forme en ce moment, j'attends que les cours démarrent vraiment. Officiellement c'est censé être à partir du 1er octobre, mais je crois que ça prendra bien 2 semaines, d'autant plus que la semaine d'après (du 8 au 11), j'assiste à un congrès sur l'avenir de nos forêts européennes, l'exploitation forestière et l'utilisation du bois-énergie, donc pas cours.

En attendant j'ère sans but dans la ville, et je prends des photos un peu au hasard pour le moment, pour toi lecteur, pour que tu découvres aussi la ville autrement que dans un guide touristique où tout est expliqué et soigneusement choisi, qui sont dans l'album photo "Vienne, premières impressions", juste à gauche de cet écran...


par Nico publié dans : Vienne
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Vendredi 28 septembre 2007
Après la fin de stage en Espagne, c'est pas le tout mais faut se remettre aux.....vacances! Bon, le but de ce blog c'est pas non plus de raconter toute ma vie, mais y a des photos qui valent quand-même le coup, alors voilà un aperçu de ces deux mois de vacances. Si beaucoup de gens le demandent, y aura un album photo avec des beaux paysages et des belles têtes de gens de la FIF (je pense notamment à ceux qui sont en césure à qui tout ce monde manque évidemment cruellement).

Alors j'ai commencé, après avoir abandonné Greg à contre coeur pour le laisser partir au Laos, par un mini séjour à Toulouse avec Zoë et Albane qui est passée fortuitement par là, ponctué par une balade dans le magnifique département de l'Ariège...
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...puis par un passage à Valence auprès de mes potes du collège. J'ai pas de photo mais ça n'enlève rien au moment qu'on a passé, salut à vous Le Babs et 1016.



Je suis ensuite parti (en stop) vers le sud, jusqu'aux Alpes de Haute Provence (juse au sud de Barrême) pour faire une petite session survie avec Albert, PJ et Frankie (qui a abandonné en cours de route)....
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KESKIDI ??? Il dit qu'il a un goût un peu trop fort, on savait pas qu'il fallait le laisser reposer 2-3 jours avant de le manger. Mais ça fait du bien quand-même, ne serait-ce que psychologiquement.

.....session enchaînée avec une petite randonnée en soirée (950 m de dénivelé quand-même) avec Albière et PJ toujours.....


Après ça, train jusqu'à Nice, mini-séjour chez Julien (un cousin germain) et sa famille Agnès, Zélie et Zoë, puis enchaînage avec de l'escalade avec Mathias, mon grand-frère, puis une rando de 3 jours dans le Mercantour, qui nous a permis d'aller à l'étranger (je suis en Italie sur la photo, et Mathias en France),
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de faire un peu d'exercice musculaire...


et d'admirer des paysages plutôt balaises, même (et surtout) au petit matin


Bon, après ça, faut arrêter un peu le tourisme, alors direction Valence pour une nouvelle session famille-potes, puis Nancy pour...la soutenance du stage et le rapport!! Oh non, pas du travail!! Pas d'bile, l'affaire de quelques heures, et c'est reparti pour un mois de vacances en compagnie de ses petits camarades d'école....qui bossent. Heureusement, ils prennent quand-même le temps de vivre, du coup, au programme :
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foot et rugby,

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soirées,
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sacs plastiques,
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fêtes,
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et chouilles.
Heureusement, le tout bien arrosé......d'eau fraîche évidemment!


Tout ça, passé à déménager entre la rue des 4 églises, l'avenue Foch, un studio de la rue St Georges, la salle des assoc', et à nouveau la rue des 4 églises....les voyages forment la jeunesse! Un grand merci à P4, Marine, Sylvaing, Titi et Albane pour m'avoir hébergé tout ce temps, ainsi qu'à Jimmy couzcouz pour sa bonne humeur de co-squatteur.

Après ces chaudes retrouvailles, festoyades et embrassades pour un grand au revoir (c'est vrai, c'est pas facile de partir comme ça), puisqu'il me restait encore bien 10 jours de vacances (ben oui, on n'était que le 20 septembre), je suis parti me ressourcer outre-Rhin, voir ma famille Germano-polonaise.

Et voilà, après 1 mois de stage génial, 2 mois de vacances de malade, j'ai refait mon sac pour la 37è fois à peu près, et me suis envolé pour la lointaine Autriche, goûter à la difficile vie d'étudiant Erasmus....la suite après la pub.
par Nico publié dans : Interludes
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Jeudi 27 septembre 2007
Le week-end après Toulouse (voir album photo "divers Espagne"), on est allés un peu vers le sud. A 150 km au sud de là où on bossait (et où il pleut à peu près 2000 mm d'eau par an), voici les Bardenas reales :

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Ici il pleut à peu près 300 mm d'eau par an. Soit pas assez pour que des arbres poussent. De plus, cette zone a été utilisée par les pasteurs pyrénéens pour le pâturage de leurs troupeaux. Ca leur permettait, l'hiver, d'avoir un bon garde-manger naturel, sans neige, donc d'avoir des troupeaux plus gros. L'été ils remontaient dans les alpages. 

C'est d'ailleurs ce qui a participé fortement à l'unité du territoire : deux contrées complètement différentes ont été
unies au sein du Reyno de Navarra. Mais c'est aussi ce qui a contribué à la désertification de ce coin perdu : le surpâturage a été fatal à une partie de la végétation.

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Du coup il faut replanter, selon les courbes de niveau, pour limiter l'érosion...


Au sommet d'une colline, là où il y a le moins d'eau, trois oliviers perdus. Preuve que si les arbres disparaissent, c'est bien à cause des bêtes?





























Comme tu le vois sur ces images, il y a encore assez d'eau pour cultiver du blé,  mais faut quand-même être optimiste... Loin de la Beauce, ici les champs s'adaptent au relief
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...et Greg contemple sa terre désolée..., désolé!

A quelques kilomètres, des traces d'habitations trogloytiques. Elles ont l'air encore utilisées, mais plutôt comme caves ou trucs comme ça. Avant  la clim, c'était sûrement le seul endroit thermiquement supportable dans le coin.
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Et puis, encore un peu plus loin, dans la plaine, en Aragon, avec un canal qui arrive des Pyrénées, on peut même faire pousser ....du riz.! et accueillir des tas de cigognes!
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Prévoyants, les Espagnols ont déjà des tas de projets en tête. Par exemple ici, au coeur du désert des Bardenas, au bord d'une route empierrée normalement interdite au public (oui bon on l'a vu un peu tard...), dans un champ, un panneau "Parking pour voitures". Non mais sincèrement qu'est ce qu'il fait là ? mystère...
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par Nico publié dans : España
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Mercredi 25 juillet 2007
Maintenant que nous avons quitté les montagnes, la forêt et notre hôtel du charmant petit village d´Oronz, voici quelques faits divers qui intéresseront les plus curieux (mais alors vraiment les plus curieux) d´entre toi.

FAUNE : Y en a pas mal. On a vu un sanglier, des biches, un chevreuil, des têtards, mais aussi des pics à dos blanc (Dendrocopos leucotos), des vautours même depuis la terrasse de l´hôtel, des buses, milans en tous genres et peut-être un ou deux aigles.

FLORE : la forêt d´Irati c´est un truc de malade comment c´est pas varié.
Nº1 : le hêtre. Y en a à peu près partout. Il est suivi de pr`s par le sapin. Après, curieusement, vient l´if, avec peut-être em moyenne 1/4 tige/ha (il est protégé), puis le houx (mais grand, un truc de ouf), avec quelques individus rencontrés. Et après, sans exagérer, si je te dis qu´il y a 3 frênes sur 2000 ha et à peu près 15 km de cours d´eau majeurs, je dois pas me tromper beaucoup. En fait on en a vu un seul avec Greg. Y a quelques saules dans les zones en lumière, y basta! Pour la biodiversité on repassera.

Taxus-baccata.JPG  houx.JPG
























 AUTRES PHENOMENES : Si tu ne viens pas de la montagne, tu te dis peut-être que les avalanches c´est un truc de films, pour faire style quand on surfe dessus, mais que ça va chercher très loin. Eh ben pas du tout. Très concrètement, y a une de ces bêtes là qui s´est déclenchée y a quelques années comme par hard pile sur le tracé d´une rouite que nous avions en projet. Résultat : comme un meurtrier revient toujours sur les lieux du crime, on ne passera pas par là, et on s´est retapé une matinée de marche pour trouver un autre tracé. Faut dire que quand on voit la tête des arbres même plusieurs années après le passage du machin (cf. parcelles après 26/12/1999), on n´a pas envie d´y envoyer des gens dans des camions.

Voila, plein de photos et quelques autres détails sur la fin du stage quand j´aurais plus de disponibilités internet....à mon retour en France dans une semaine.
par Nico publié dans : España
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Jeudi 19 juillet 2007
Avec un peu de retard, voici le récit du week-end des 14 et 15 juillet 2007.

Comme on est en fin de semaine et qu'on n'es pas obligé de travailler, on va se promener. Où?Ben juste au-dessus de notre lieu de travail pardi!
A savoir,  sur le sommet qu'on voit là :
Ori-despues-esqui.jpg
Tout au fond, le pic pointu, c'est là qu'on a décidé de partir. Des héros? Heu, pas vraiment. Le Monte Ori (ou Pic d'Orhy en Français, allez savoir pourquoi) c'est son nom, culmine fièrement à 2017 m. Et la route qui passe au coljuste en-dessous, le port de Larrau, est à 1575 m ou un truc comme ça. Moins de 500 m  de dénivelé à faire, nous ne sommes donc définitivement pas des héros. Notons pour l'anecdote et pour le dire dans les soirées intellos, que c'est le premier sommet de plus de 2000 m depuis l'Atlantique. C'est le plus à l'ouest des Pyrénées quoi. Peut-être d'Europe? OUAH!!!

Ce pic a la particularité (comme le puerte Larrau) de faire la frontière avec la France. En fait toute la montée, outre le fait qu'elle se fasse en une petite heure, se fait aussi le long de la frontière franco-espagnole. Du coup, ce 14 juillet, nous avons pu faire un pèlerinage en France. Enfin, j'ai pu, Greg s'est fait refuserà la frontière :

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Ca a aussi été l'occasion de faire de belles photos où l'on voit quasiment toute notre zone d'étude (eh oui, même le week-end finalement on bosse) : 

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Photos bien utiles pour faire un joli powerpoint pour fin aout, et pour se rendre compte de l'impact paysager de la création de routes dans un domaine apparemment vierge comme celui-ci.

Et puis on a aussi découvert la chasse à la palombe dans les Pyrénées. En effet, les deux photos qui suivent (il suffit de se tourner de 180° pour prendre la 2e quand on a fait la première) rappelleront peut-être le mur de l'Atlantique aux Chtis, Normands et autres Landais, mais ce ne sont que des petits abris de bois pour nos amis les chasseurs.



La palombe est un migrateur comme chacun sait. Ces cabanes, placées côté français (mais ils font pareil en Espagne), donc orientées vers le Nord, permettent aux chasseurs d'attendre tranquillement que le pauvre gibier innocent remonte les pentes pour aller vers le Sud, et passe forcément au niveau d'un col parce que c'est moins haut. Futés les chasseux!!! 











Dernière découverte importante, révolution technologique, outil du XXIe siècle pour tracer les routes de montagne, évaluer le risque d'avalanche, calculer la surface réelle de son terrain malgré la pente... le mouton espagnol!
En effet, nos voisins d'outre-Pyrénées ont réussi à dresser leurs ovidés pour tracer les courbes de niveau directement sur le terrain! Plus besoin de carte, de clinomètre, de clisimètre et tout le tralala BEEEEEEHHHHHHH!!!!!!!!

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Dimanche rien d'intéressant en fait, boulot dodo apéro
par Nico publié dans : España
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Samedi 14 juillet 2007

Maintenant que ça a démarré, voici un peu plus de détails et des photos du stage lui-même.

D'abord, le lieu. On travaille dans la partie espagnole du massif d'Irati. Eh oui, il y a une partie française, c'est vous dire comment c'est loin de la frontière!
Irati, c'est à peu près là :
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Alors là, on travaille donc dans cette forêt. Mais à quoi elle ressemble? De loin, ou plutôt de juste au-dessus, à ça : valle-de-Urtxuria.jpg

et de l'intérieur, c'est un peu comme ça : 



et comme ça : 

(remarque : là les cours de sylviculture avec le hêtre à 20 m² de surface terrière, tu sais ce que tu peux en faire. Sur la photo y a 60 à 70 m²/ha. Vous avez dit problèmes d'exploitation?)

et puis y a aussi des paysages comme ça (vallée d'Urtxuria) :


Les fonds de vallée sont à peu près à 800 m, jusqu'à 1000 m, et les sommets tournent autour de 1300 m. Le massif dans son ensemble fait 17 000 ha. Nous on travaille pour le bureau d'études Basartea, qui s'occupe de l'aménagement de 4500 ha.

Ils nous ont demandé une étude d'exploitabilité. Ca veut dire que sur environ 2000 ha (à droite de la vallée centrale (Urtxuria), sur la photo d'ensemble) on doit proposer des solutions pour aller récolter le bois autrement que par le réseau de pistes partiellement existant et qui pose pas mal de problèmes. 
Par exemple on veut éviter de faire passer ça : 
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dans des endroits comme ça : 


ou des cours d'eau comme ça :


BANDE DE SAUVAGES!!!

Et puis y a des endroits où y a absolument rien comme accès (800 ha sur les 2000), alors faudra créer (routes et câbles? pistes et tracteurs?). C'est intéressant donc (enfin ça dépend des gouts) et on est en totale autonomie. On a même eu droit à un carton "Guarderios de turismo", à mettre sous le pare-brise de la voiture pour montrer qu'on a le droit d'aller à des endroits que les gens normaux ils ont pas le droit.Cool.

Pour plus d'infos techniques, rendez-vous  mardi 28 août 2007 à 10h à l'ENGREF, pour notre soutenance (salle encore inconnue). 

En tout cas, bilan boulot :  sujet de rêve, paysages de rêve, météo de rêve,..manquent plus que les filles de rêve :-)

par Nico publié dans : España
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Vendredi 13 juillet 2007
Avant de travailler pour des gens, il faut surtout connaître leur culture, leur façon de penser, leurs traditions. Sans ça, on passe à côté de certaines choses et on fait pas un travail qui leur convient.
C’est pour ces raisons strictement professionnelles que Greg et moi avons commencé par nous mettre dans la peau des Navarros, afin de pouvoir produire un travail cohérent. Le meilleur moyen, nous semble-t-il était de participer à la grande feria de Pamplona (à 80 km de notre lieu de stage) : San Ferminos.
 
San Ferminos (Saint Firmin), c’est le patron de la ville. Allez savoir pourquoi (oui bon on s’est pas renseignés comme des malades), les habitants de Pampelune et les autres Navarrais le fêtent tous les ans début juillet. Pour ça, ils font la fête dans la rue comme des oufs, et puis le matin, à 8h, alors que tout le monde a encore 
3g.L-1 d’alcool dans le sang, ils lâchent des toros dans les rues, et puis ils courent pour pas se faire encorner ou écraser. Et puis comme ça a plu à leurs voisins, des gens viennent maintenant de loin pour faire pareil. Il faut savoir que la fête dure 10 jours, que à la télé on en parle et on regarde les images pendant des heures, même si chaque course (encierro) ne dure que trois minutes!!!
 
En ce qui nous concerne, ça a commencé pépère, à notre arrivée samedi après midi 07 juillet 2007 vers 18h. Les gens, encore fatigués de la veille, se prélassent dans les parcs qui entourent le rio. Très agréable comme ambiance pour attaquer l’apéro.
 
Assez vite, les rues se remplissent des couleurs rouge et blanc, que portent tous les fêtards (tout le monde en fait). Quelques groupes isolés commencent déjà à créer de l’animation. Avec des instruments originaux en plus…
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Puis, effet fanfare oblige, l’ambiance se met à chauffer. Ca chante des chansons même pas en Français, certaines sont sûrement même pas en Castillan d’ailleurs, puisque ici le Basque est partout et semble encore utilisé. C'est pas qu'ils soient Basques jusqu'au bout des ongles, mais ils y tiennent quand-même en partie.
 
fanfare-1.jpg
Forcément, comme on veut s’intégrer et essayer de comprendre tout ça, Greg et moi aussi on commence à chauffer, conscience professionnelle oblige. Et les joueurs d’hélicon sont de tout cœur avec nous. Intégration réussie, le stage commence bien !
 
helicon-con-greg.jpg
 
 
Au bout d’un moment, les rues commencent à ressembler à ça :
 
fanfare-tunnel.jpg
 
Mais nous ce qu’on voit c’est ça :
 
percepcion.jpg 
Va savoir pourquoi….
 
 
Après avoir bien fait la fête, chanté lalala sur des airs de fanfare, essayé de danser avec des Espagnoles mais n’être tombés que sur des Françaises (Pamplona passe de 200 000 habitants à plus d’1 000 000 pendant San Fermin),papoté avec des gens à droite à gauche, vu les taureaux parqués qui attendent leur heure de gloire, d’un coup, on sait pas trop pourquoi, à 4h du matin, on décide d’aller se coucher. J'ai bien dit "aller se coucher", pas "rentrer". Parce que Greg a dormi dans la voiture, et moi, après avoir gentiment décliné l'offre d'une madame assez court vêtue qui m'invitait à faire des trucs pas catholiques en échange de quelques euros, je suis allé me poser dans une pelouse. C'est bien les pelouses, on dort bien :

mi-habitacion.jpg 
Et puis le lendemain, on loupe los toros parce que on manque un poil de sommeil et qu’on se sent pas complètement frais à 7h50. Mais pas d’bile, on les a vus à la télé après  (et ausi le lendemain, et le surlendemain, et le sursurlendemain, et le sursursurlendemain!)
 
greg-el-anciano.jpg 
(derrière Greg il y a écrit "Construction de la nouvelle maison de retraite des petites soeurs des pauvres". On se demande qui c'est le retraité!)
Après cette première phase de découverte des gens, direction les montagnes pour la suite du stage, la phase de terrain, à la découverte du milieu forestier. ¡Vamos !
 
Pour plus de photos et de renseignements sur Pampelune, soit tu prends google, soit il faudra attendre que nous y retournions un peu plus longtemps, dans 2 semaines.

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par Nico publié dans : España
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Vendredi 13 juillet 2007

Trois longues histoires d’amour sont à l’origine de ce séjour.

La première c’est celle de Grégori, 21 ans et des grosses brouettes, avec la forêt. Il l’aime tellement qu’il décide de travailler pour elle, de trouver des compromis avec l’Homme pour qu’elle soit heureuse et l’Homme aussi. La deuxième, c’est la même, mais à la place de Grégori, 21 ans, il faut lire Nicolas, 22 ans et de toutes petites brouettes.

 

La troisième histoire d’amour, c’est celle de Grégori et Nicolas.

 

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Ils s’aiment tellement fort qu’ils ont décidé de s’occuper ensemble de la forêt.

 

Comme ils aiment bien les omelettes, les taureaux et aussi qu’on leur a dit que pour les filles espagnoles, « les garçons français sont un met suculent » (dixit Maria PZ), ils décident d’aller s’occuper des forêts espagnoles, en particulier la forêt d’Irati, en Navarre.

 

 

Le problème de cette forêt, c’est en fait un problème d’Hommes (comme souvent). Ils ne savent pas comment récolter le bois qu’elle produit, pour en faire du papier ou des charpentes par exemple. Les solutions qu’ils ont trouvées pour le moment sont très dangereuses pour l’Homme, parfois pour la forêt elle-même, elles sont chères et ne permettent pas d’aller chercher du bois partout. Alors Grégori et Nicolas vont réfléchir ensemble, à la demande d’Enrique, à des solutions permettant de mieux raisonner la desserte, c’est à dire l’ensemble des voies d’accès, à cette forêt. Par exemple, comme on le voit ici, les pentes sont vraiment trop fortes, holala

 


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Il va falloir faire l’état des lieux de ce qui existe et des pratiques actuelles, leurs avantages et inconvénients. Et puis faudra donner plusieurs propositions avec leurs avantages et inconvénients aussi, en essayant de diminuer le nombre d’inconvénients.

par Nico publié dans : España
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Vendredi 29 juin 2007

Bienvenue à toi, visiteur.

Voila, comme je pars un mois en Espagne, puis 5 mois en Autriche, que après je sais pas où je serais et parce que c'est à la mode, j'ai fait ce petit blog pour pouvoir te donner de mes nouvelles et que tu saches comment je vais bien.
Surtout n'hésite pas à faire des commentaires, à raconter (un peu) ta vie et tout et tout, c'est aussi à ça que ça sert. 

Bon bloguage et à bientôt pour de nouvelles aventures

par Nico publié dans : Bienvenue
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