Avant de travailler pour des gens, il faut surtout connaître leur culture, leur façon de penser, leurs traditions. Sans ça, on passe à côté de certaines choses et on fait pas un travail qui leur
convient.
C’est pour ces raisons strictement professionnelles que Greg et moi avons commencé par nous mettre dans la peau des Navarros, afin de pouvoir produire un travail cohérent. Le meilleur moyen, nous
semble-t-il était de participer à la grande feria de Pamplona (à 80 km de notre lieu de stage) : San Ferminos.
San Ferminos (Saint Firmin), c’est le patron de la ville. Allez savoir pourquoi (oui bon on s’est pas renseignés comme des malades), les habitants de Pampelune et les autres Navarrais le fêtent
tous les ans début juillet. Pour ça, ils font la fête dans la rue comme des oufs, et puis le matin, à 8h, alors que tout le monde a encore
3g.L-1 d’alcool dans le sang, ils lâchent des toros dans les rues, et puis ils courent pour pas se faire encorner ou écraser. Et puis comme ça a plu à leurs voisins, des gens viennent
maintenant de loin pour faire pareil. Il faut savoir que la fête dure 10 jours, que à la télé on en parle et on regarde les images pendant des heures, même si chaque course (encierro) ne dure
que trois minutes!!!
En ce qui nous concerne, ça a commencé pépère, à notre arrivée samedi après midi 07 juillet 2007 vers 18h. Les gens, encore fatigués de la veille, se prélassent dans les parcs qui entourent le
rio. Très agréable comme ambiance pour attaquer l’apéro.
Assez vite, les rues se remplissent des couleurs rouge et blanc, que portent tous les fêtards (tout le monde en fait). Quelques groupes isolés commencent déjà à créer de l’animation. Avec des
instruments originaux en plus…
Puis, effet fanfare oblige, l’ambiance se met à chauffer. Ca chante des chansons même pas en Français, certaines sont sûrement même pas en Castillan d’ailleurs, puisque ici le Basque est partout
et semble encore utilisé. C'est pas qu'ils soient Basques jusqu'au bout des ongles, mais ils y tiennent quand-même en partie.
Forcément, comme on veut s’intégrer et essayer de comprendre tout ça, Greg et moi aussi on commence à chauffer, conscience professionnelle oblige. Et les joueurs d’hélicon sont de tout cœur avec
nous. Intégration réussie, le stage commence bien !
Au bout d’un moment, les rues commencent à ressembler à ça :
Mais nous ce qu’on voit c’est ça :
Va savoir pourquoi….
Après avoir bien fait la fête, chanté lalala sur des airs de fanfare, essayé de danser avec des Espagnoles mais n’être tombés que sur des Françaises (Pamplona passe de 200 000 habitants à plus
d’1 000 000 pendant San Fermin),papoté avec des gens à droite à gauche, vu les taureaux parqués qui attendent leur heure de gloire, d’un coup, on sait pas trop pourquoi, à 4h du matin, on décide
d’aller se coucher. J'ai bien dit "aller se coucher", pas "rentrer". Parce que Greg a dormi dans la voiture, et moi, après avoir gentiment décliné l'offre d'une madame assez court vêtue qui
m'invitait à faire des trucs pas catholiques en échange de quelques euros, je suis allé me poser dans une pelouse. C'est bien les pelouses, on dort bien :
Et puis le lendemain, on loupe los toros parce que on manque un poil de sommeil et qu’on se sent pas complètement frais à 7h50. Mais pas d’bile, on les a vus à la télé après (et ausi le
lendemain, et le surlendemain, et le sursurlendemain, et le sursursurlendemain!)
(derrière Greg il y a écrit "Construction de la nouvelle maison de retraite des petites soeurs des pauvres". On se demande qui c'est le retraité!)
Après cette première phase de découverte des gens, direction les montagnes pour la suite du stage, la phase de terrain, à la découverte du milieu forestier. ¡Vamos !
Pour plus de photos et de renseignements sur Pampelune, soit tu prends google, soit il faudra attendre que nous y retournions un peu plus longtemps, dans 2 semaines.