Le week-end après Toulouse (voir album photo "divers Espagne"), on est allés un peu vers le sud. A 150 km au sud de là où on bossait (et où il pleut à peu près 2000 mm d'eau par an), voici les
Bardenas reales :
Ici il pleut à peu près 300 mm d'eau par an. Soit pas assez pour que des arbres poussent. De plus, cette zone a été utilisée par les pasteurs pyrénéens pour le pâturage de leurs troupeaux. Ca leur
permettait, l'hiver, d'avoir un bon garde-manger naturel, sans neige, donc d'avoir des troupeaux plus gros. L'été ils remontaient dans les alpages.
C'est d'ailleurs ce qui a participé fortement à l'unité du territoire : deux contrées complètement différentes ont été
unies au sein du Reyno de Navarra. Mais c'est aussi ce qui a contribué à la désertification de ce coin perdu : le surpâturage a été fatal à une partie de la végétation.
Du coup il faut replanter, selon les courbes de niveau, pour limiter l'érosion...
Au sommet d'une colline, là où il y a le moins d'eau, trois oliviers perdus. Preuve que si les arbres disparaissent, c'est bien à cause des bêtes?
Comme tu le vois sur ces images, il y a encore assez d'eau pour cultiver du blé, mais faut quand-même être optimiste... Loin de la Beauce, ici les champs s'adaptent au relief
...et Greg contemple sa terre désolée..., désolé!
A quelques kilomètres, des traces d'habitations trogloytiques. Elles ont l'air encore utilisées, mais plutôt comme caves ou trucs comme ça. Avant la clim, c'était sûrement le seul endroit
thermiquement supportable dans le coin.
Et puis, encore un peu plus loin, dans la plaine, en Aragon, avec un canal qui arrive des Pyrénées, on peut même faire pousser ....du riz.! et accueillir des tas de cigognes!
Prévoyants, les Espagnols ont déjà des tas de projets en tête. Par exemple ici, au coeur du désert des Bardenas, au bord d'une route empierrée normalement interdite au public (oui bon on l'a vu un
peu tard...), dans un champ, un panneau "Parking pour voitures". Non mais sincèrement qu'est ce qu'il fait là ? mystère...